﻿{"id":51,"date":"2014-08-04T10:22:35","date_gmt":"2014-08-04T09:22:35","guid":{"rendered":"http:\/\/www.meletout.net\/aisse\/?page_id=51"},"modified":"2014-08-04T10:25:49","modified_gmt":"2014-08-04T09:25:49","slug":"biographie","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.meletout.net\/aisse\/?page_id=51","title":{"rendered":"Biographie"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.meletout.net\/aisse\/wp-content\/uploads\/2014\/08\/01.jpg\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignright size-medium wp-image-6\" src=\"http:\/\/www.meletout.net\/aisse\/wp-content\/uploads\/2014\/08\/01-208x300.jpg\" alt=\"01\" width=\"208\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.meletout.net\/aisse\/wp-content\/uploads\/2014\/08\/01-208x300.jpg 208w, https:\/\/www.meletout.net\/aisse\/wp-content\/uploads\/2014\/08\/01.jpg 567w\" sizes=\"(max-width: 208px) 100vw, 208px\" \/><\/a>C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un r\u00eave qui a patient\u00e9 quelques ann\u00e9es, comme une bouteille qu&rsquo;on oublie en cave et qu&rsquo;on red\u00e9couvre un peu par hasard, apr\u00e8s qu&rsquo;elle ait m\u00fbri. C&rsquo;est un r\u00eave qui commence dans l&rsquo;enfance, dans le salon familial. La radio paternelle &#8211; celle \u00e0 laquelle il est strictement interdit de toucher en l&rsquo;absence du p\u00e8re &#8211; fera d\u00e9couvrir \u00e0 Jean-Louis Aisse, au retour de l&rsquo;\u00e9cole et avant celui de ses parents, ses premiers \u00e9mois en chansons. C&rsquo;est Brassens, Brel, Nougaro, qui soul\u00e8veront ses premi\u00e8res admirations. Tout petiot qu&rsquo;il est, il sent comme une fraternit\u00e9 de gal\u00e8re chez ces trois-l\u00e0, une connivence de la rame, une proximit\u00e9 de destin\u00e9e humaine qu&rsquo;il ne sent pas chez ses cong\u00e9n\u00e8res hauts comme trois pommes.<\/p>\n<p>Et puis un jour, dans l&rsquo;autocar de ramassage scolaire, c&rsquo;est le choc! Le conducteur du bus a allum\u00e9 la radio, qui d\u00e9verse par vagues une bossa-nova sur laquelle Nougaro a peint quelques-unes de ses \u00e9-mots-tions: Jean-Louis Aisse est foudroy\u00e9 vif par \u00ab\u00a0Tu verras\u00a0\u00bb. Tout adolescent qu&rsquo;il est, tout vierge qu&rsquo;il est de liens amoureux, et a fortiori de ruptures, il reconna\u00eet dans l&rsquo;intensit\u00e9 d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e des vers de Nougaro une communaut\u00e9 de chemin qui lui apportera cette certitude: quelque part, un jour ou l&rsquo;autre, il faudra que sa vie s&rsquo;articule autour de la chanson. Pour l&rsquo;instant, Jean-Louis Aisse n&rsquo;en est qu&rsquo;aux po\u00e8mes d&rsquo;adolescence, aux carnets secrets, aux premiers accords de guitare (Majeur, mineur, septi\u00e8me!).<\/p>\n<p>Mais voil\u00e0 qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;autre bout de la plan\u00e8te un \u00e9v\u00e9nement vient indirectement bouleverser le cours de sa vie: 11 septembre 1973: coup d&rsquo;Etat au Chili. Le sang de ce fils d&rsquo;exil\u00e9e espagnole et de bouffeur de cur\u00e9s (Crus, de pr\u00e9f\u00e9rence) ne fait qu&rsquo;un tour: en quelques mois il apprend la guitare et l&rsquo;espagnol et se produit partout o\u00f9 il peut dans les f\u00eates de solidarit\u00e9 qui \u00e9gr\u00e8nent alors la vie et la place publique. Victor Jara, les Quilapayun, Violetta Parra, Inti-Illimani: c&rsquo;est sur leurs accords, leur verbe, leur fougue, leur foi, que Jean-Louis Aisse fait ses premi\u00e8res dents- et ses premiers cors aux doigts.<\/p>\n<p>Bient\u00f4t, il est remarqu\u00e9 d&rsquo;un autre Claude: Claude Semal. Celui-ci anime \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque un groupe musical, les \u00ab\u00a0Ateliers du zoning\u00a0\u00bb, qui se produit partout l\u00e0 o\u00f9 \u00ab\u00a0\u00e7a bouge\u00a0\u00bb: manifestations, f\u00eates, occupations,&#8230; Jean-Louis Aisse rejoint l&rsquo;aventure jusqu&rsquo;\u00e0 sa fin, en 85. Il y fait ses premi\u00e8res armes sur sc\u00e8ne, en studio. Et aussi ses premi\u00e8res compositions, ses premiers \u00e9crits.<\/p>\n<p>1985: exit les \u00ab\u00a0AZ\u00a0\u00bb. Fin de la f\u00eate. On remballe. Le c\u0153ur n&rsquo;y est plus, l&rsquo;inspiration non plus, les muses se sont rendormies en attendant le prince charmant. Celui-ci n&rsquo;arrivera que 8 ans plus tard: il sait se faire d\u00e9sirer, le bougre! Et qui est-ce donc, cet olibrius qui prend son temps pour dispenser le baiser fatal? Une fois de plus, Nougaro! Car Jean-Louis Aisse, malgr\u00e9 cette parenth\u00e8se sur le plan musical, s&rsquo;est entretemps li\u00e9 d&rsquo;amiti\u00e9 avec le grand Claude. Et c&rsquo;est au cours d&rsquo;une soir\u00e9e un peu arros\u00e9e que le franc &#8211; on comptait encore en francs \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque! &#8211; tombe: le prince qu&rsquo;attendait la muse, c&rsquo;est lui! Ni une, ni deux: elle se r\u00e9veille! Et d\u00e8s le lendemain, allez, hop!: papier, plume, encre: on s&rsquo;y met! Et c&rsquo;est le d\u00e9bordement. Tous les mots accumul\u00e9s dans l&rsquo;encrier depuis des ann\u00e9es ressortent par la plume. Jean-Louis Aisse \u00e9crit, \u00e9crit, \u00e9crit. Au d\u00e9but, par trop-plein; ensuite par hobby; puis par passion; et un jour: par n\u00e9cessit\u00e9. Le poisson est ferr\u00e9: le salut passe par la plume.<\/p>\n<p>Les Ecrits VainsDe ces \u00e9crits \u00e0 foison germe un premier recueil de po\u00e9sie: Les Ecrits Vains, illustr\u00e9 des splendides dessins de Jean-Claude Sal\u00e9mi. C&rsquo;est \u00e0 cette \u00e9poque que le r\u00eave d&rsquo;enfance encav\u00e9 ressurgit \u00e0 la surface. C&rsquo;est la rencontre avec Jean-Didier vander Vorst. Le musicien, bien connu pour ses collaborations avec Julos Beaucarne, Andr\u00e9 Bialek, Maurane, Jofroi,&#8230;, va astiquer sa guitare une fois de plus et habiller de musique les textes de Jean-Louis Aisse. Parfois ils composent ensemble; parfois Jean-Didier fait germer des embryons de m\u00e9lodies apport\u00e9es par Jean-Louis Aisse. Enfin, Jean-Didier compose aussi quelques chef-d&rsquo;oeuvres de son cru qui viendront habilement accompagner les mots de Jean-Louis Aisse.<\/p>\n<p>R\u00e9sultat? Un spectacle de cr\u00e9ation totale de 23 chansons intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Aisse-en-ciel\u00a0\u00bb. Pour ce projet, deux autres musiciens rejoignent le tandem: Anne Wolf (Piano, synth\u00e9s) et Ren\u00e9 Stock (Contrebasse).<\/p>\n<p>Et tandis que le spectacle commence sa vie, voil\u00e0 que sort un premier CD: <a title=\"Des mots\u2026 d\u2019\u00e9maux\" href=\"http:\/\/www.meletout.net\/aisse\/?page_id=9\">Des mots&#8230; d&rsquo;\u00e9maux<\/a>. Car ce CD qui au d\u00e9part ne devait \u00eatre qu&rsquo;une d\u00e9mo, s&rsquo;av\u00e8re rapidement \u00eatre beaucoup plus que \u00e7a: c&rsquo;est un \u00ab\u00a0vrai\u00a0\u00bb CD, un CD 5 titres. Ce sera le second opus de Jean-Louis Aisse.<\/p>\n<p>En 2003, Jean-Louis Aisse sort son second album, <a title=\"\u00c2mes, femmes et flammes\" href=\"http:\/\/www.meletout.net\/aisse\/?page_id=35\">Ames, femmes et flammes<\/a>, un CD de 14 titres rondement peaufin\u00e9 par Jean-Didier vander Vorst. Sur la lanc\u00e9e il entame sa seconde tourn\u00e9e avec son nouveau spectacle, \u00ab\u00a0Aisse bien raisonnable ?\u00a0\u00bb, qu&rsquo;il pr\u00e9sente de puis octobre 2003 en communaut\u00e9 fran\u00e7aise.<\/p>\n<p>Les Ecrits Vains<\/p>\n<p>2004 voit la sortie de son deuxi\u00e8me recueil de po\u00e9sies, Les Ceintes Ecritures.<\/p>\n<p>Depuis lors, Jean-Louis Aisse a tourn\u00e9 en Communaut\u00e9 Fran\u00e7aise, avec un succ\u00e8s grandissant, tout en pr\u00e9parant patiemment son troisi\u00e8me spectacle, \u00ab Aisse, \u00f4 Aisse \u00bb, dont la cr\u00e9ation s\u2019est faite \u00e0 la Samaritaine en novembre 2007. Dans la foul\u00e9e, le troisi\u00e8me CD a vu le jour en f\u00e9vrier 2008, un CD au nom \u00e9vocateur de Chansons d\u2019humeurs.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un r\u00eave qui a patient\u00e9 quelques ann\u00e9es, comme une bouteille qu&rsquo;on oublie en cave et qu&rsquo;on red\u00e9couvre un peu par hasard, apr\u00e8s qu&rsquo;elle ait m\u00fbri. C&rsquo;est un r\u00eave qui commence dans l&rsquo;enfance, dans le salon familial. La radio &hellip; <a href=\"https:\/\/www.meletout.net\/aisse\/?page_id=51\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.meletout.net\/aisse\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/51"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.meletout.net\/aisse\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.meletout.net\/aisse\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.meletout.net\/aisse\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.meletout.net\/aisse\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=51"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.meletout.net\/aisse\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/51\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":54,"href":"https:\/\/www.meletout.net\/aisse\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/51\/revisions\/54"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.meletout.net\/aisse\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=51"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}